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Le Gang des Amazones de Mélissa Drigeard: Un film pas très Noël

Les Amazones désignent un peuple fictif de femmes guerrières issues de populations gérées par le matriarcat. Cavalières, l’une de leurs armes est l’arc, et une étymologie plus qu’incertaine expliquerait ce nom par l’alpha privatif suivi du mot grec mazos « sein ».

Pour tirer à l’arc, elles subiraient une mastectomie… Tout cela relève essentiellement de la légende. Le terme désigne aussi la monte à cheval, les deux jambes du même côté. Alors, après Le Gang des postiches, pourquoi pas celui des amazones ?

Nous sommes immergés dans la misère sociale ordinaire de plusieurs familles du Vaucluse qui « se débrouillent » dans leur quartier pour ne pas être complétement larguées par les soutiens de solidarité sociale. Thème on ne peut plus d’actualité !

Mais le choix fait par ces jeunes femmes n’est pas très respectueux des autres.

La fin est connue puisqu’il s’agit d’une histoire vraie : elles seront toutes jugées après 7 braquages qu’elles voyaient comme un substitut de l’ascenseur social tombé en panne.

Le film débute par une intéressante façon de présenter les personnages et leurs familles.

Et nous nous poserons bien des questions comme celle de savoir pourquoi ces jeunes femmes sensibles à leurs enfants, attachées à leurs familles, à leurs amoureux, ne semblent avoir aucune empathie pour les victimes de leurs méfaits. Certes, elles n’auront pas de sang sur les mains, mais les « braqués » resteront marqués à vie. Comme le film se termine au tribunal de Carpentras, la présentation des points de vue opposés, le ministère public, les avocats, confronte nos consciences à ce que nous défendrions comme point de vue si nous étions juré. La clémence ou l’exemplarité de la peine ?

Le genre « polar social », et celui-ci est très réussi, ne correspond pas toujours à ma zone d’intérêt.

Francis de Laveleye

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