Quelle vague en effet ! Et quel film chaleureux, drôle et tout à fait dans le style de l’époque, en noir et blanc.
C’est l’histoire du tournage de A bout de souffle qui nous permet de croiser, outre Godard, Belmondo et une Jean Seberg à l’identique de l’authentique, une kirielle de noms très connus dans l’histoire du cinéma de l’époque. La liste est très longue, mais les séquences de chacun et chacune sont courtes, amusantes, utilisant des répliques issues de leurs archives audio ou écrites dans la plupart des cas, de nombreuses citations, ce qui ajoute à ce parfum de nostalgie que provoque généralement les souvenirs d’une « grande époque ».
Vous aurez l’illustration des innovations techniques d’alors, la pellicule haute sensibilité, la caméra portable e.a. Le tournage qui nous est montré est en soi une histoire amusante, bien cadencée, bien contextualisée avec des reconstitutions « d’époque » parfaites.
Le réalisateur et scénariste américain est connu pour ses très nombreux films qui ne sont jamais des « produits », par exemple Boyhood et Hit Man. Son talent, la qualité du casting nous permettent d’échapper aux lourdeurs d’un biopic.
Ici rien n’est vague même si ce n’est pas nouveau.