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TV review Irma Vep

ne série avec une des meilleures actrices au monde, un réalisateur qui revisite son propre film et un regard ludique mais réaliste sur le cinéma actuel, tous ces ingrédients ne pouvaient donner que des étincelles.

Mira est une star de cinéma désabusée à la fois par sa carrière et sa rupture récente. Elle arrive en France pour incarner Irma Vep dans un remake du classique français du film muet, « Les Vampires ». Au fur et à mesure du tournage, Mira réalise que les frontières entre elle et son personnage commencent à s’estomper puis à fusionner.

Olivier Assayas (« Sils Maria », « The Cuban Network”) aime offrir son regard sur le cinema. Cette fois, il voulait donner une nouvelle voix à « Irma Vep » un film qu’il a réalisé en 1996 et donner plus de profondeur à l’histoire.

Assayas montre avec subtilité le visage du cinéma actuel de manière drôle mais pas moqueur. Il se remet lui-même en question : le personnage du réalisateur dans la série fait lui aussi un remake de Irma Vep (un film dans un film. Les personnages étant des démons, il n’arrive pas à gérer les acteurs et sombre dans la folie durant le tournage.

La série est très bien filmée et incorpore judicieusement des anciennes images du film « Les vampires », la version que les acteurs tournent et les mêmes acteurs qui jouent des extraits du journal de Musidora (l’actrice principale des Vampires en 1916). Cela est parfois désorientant et confus mais les acteurs arrivent à tirer leurs épingles du jeu, même si parfois les scènes sont un peu trop bavardes.

Alcia Vikander est charismatique dans le rôle de Mira. Elle parvient à nous faire suivre de manière convaincante son périple durant ce tournage avec charme, audace et flexibilité en jouant Irma Vep. Alex Descas est un peu trop sérieux comme producteur qui arrive tant bien que de mal à gérer tous les égos sur le tournage, Vincent Macaigne est excellent comme le réalisateur fou – peut-être un peu trop. Devon Ross est une belle découverte comme l’assistante de Mira, Nora Hamzawi est l’assistant de production qui un rôle ingrat de réussir à amener tout le monde sur le tournage et de faire fonctionner le tout, avec beaucoup de détermination. Lars Eidinger amène de la folie plus visible avec son rôle d’acteur allemand complétement drogué et déjanté.

Stanley Berenboom

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