On attendait beaucoup de « Adieu les cons ! » super couronné aux Césars. Et on gardait le souvenir de quelques réalisations originales, allumées et profondes en même temps d’Albert Dupontel (dont »Neuf mois ferme » et « Au revoir là-haut, supérieur au roman). Mais le film grince un peu aux entournures.
L’histoire se présente comme un conte pour enfants : une jeune femme, sur le point de mourir, veut à tout prix retrouver le fils dont elle a accouché quand elle était ado une vingtaine d’années plus tôt. Elle tombe sur le génie informatique du ministère de l’intérieur et en avant…
On passera sur les invraisemblances qui renforcent le côté conte pour enfants, et la mise en scène électrique, qui ne laisse pas une seconde de répit aux protagonistes partis dans leur quête comme dans un road movie qui aurait été revue par un auteur de dessin animé tel Beep Beep.
Ce qui arrête le spectateur (moi en tout cas), c’est le côté mécanique de l’intrigue, l’esbrouffe de la mise en scène (genre on vous en met plein les mirettes !), le mélange raté comédie (pour le rythme et les personnages masculins) et la tragédie (la femme sur le point de mourir).
Le jeu des deux comédiens principaux est également gênant, Albert Dupontel, dans le rôle du génie fou, en plein délire et Virginie Effira tente de composer un personnage de mélo qui ne lui va pas et qui n’est pas crédible. Elle n’est pas Lana Turner et la mise en scène n’est pas de Douglas Sirk…(lequel n’aurait jamais eu le mauvais goût de tenter de masquer le mélo sous une accumulation de gags).