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Le billet d’humeur de Francis de Laveleye

Maudie de Aisling Walsh

Un bijou, une petite merveille. Enfin un biopic parfaitement réussi. Parce qu’il conte une histoire improbable d’une Dame totalement inconnue. C’est un régal à chaque plan ; de sensibilité, de finesse, d’humour et de cruauté humaine. Ce type de film justifie à lui seul l’existence du cinéma : des acteurs exceptionnels, une image d’une beauté discrète qui sert admirablement le propos, un récit linéaire avec ce qu’il faut de suspens et d’événements pour tenir le spectateur en éveil, attendri, émerveillé. Un destin certes peu commun, mais qui nous touche profondément car derrière cette Dame, c’est toute la problématique de l’altérité humaine, des êtres ” différents ” qui est évoquée avec cette distinction exquise qu’inspire la pudeur. Si vous avez aimé Séraphine  vous adorerez Maudi.

cc UniFrance

Ôtez-moi d’un doute de Carine Tardieu

Il n’y en a aucun, le film est bien le ” produit ” attendu. Une comédie légère, astucieuse dans son propos et bien enlevée. Du cinéma français vu et revu qui se distingue par l’intrigue intrigante : qui sont les pères biologiques ? A cette époque si préoccupée du ” genre ” voilà que s’ajoute la question du géniteur. C’est bien imaginé, avec des moments de ” vérité ” qui ne sont pas trop ridicules parce que les acteurs sont tous très bons, même François Damiens arrive à ne pas être exaspérant, non pas que son regard glauque s’allume, mais simplement il semble moins marmoréen qu’à l’ordinaire.

Ce sont les deux ” pères ” qui retiennent l’attention par leur ” vérité, leur évidence “. Deux autres jeunes émergent, l’un qui fait un numéro marrant de Zorro, Esteban l’inclassable, l’autre la fille-mère qui ” assume “, bien jouée par Alice de Lencquesaing. Voilà, il faut se contenter de cela pour se laisser distraire gentiment. Façon Claude Sautet aux petits moyens. C’est le début de Max et les ferrailleurs qui me semble ici parodié dans la séquence du début, celle du déminage. Parabole un peu lourdingue de la fouille pour trouver ce qui risque de vous exploser au visage. Ça bouge, ça crie, ça joue avec le danger. Bref, ça commence bien. Mais le film ne tient pas le rythme, après les explosions, ce sont les pétards mouillés, on se retrouve vite dans des duos bavards et convenus. Mais sympa. Cécile de France fait de son mieux : elle ” fait “, elle ” n’est ” pas. Si vous avez encore un doute, cocher le titre pour son passage télé.

Francis de Laveleye

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