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Le billet d’humeur de Francis de Laveleye

The Circle de James Ponsoldt

Film passionnant mais un peu amidonné. Le monde qui nous est décrit est celui proche où Google – appelons-le par son nom que cache à peine celui de Circle, avec un C qui semble être un G et les deux même lettres de fin – où cette société tentaculaire saura tout sur tout et tous. Le mot chic pour qualifier ce genre de fiction funeste de l’avenir est ” dystopie “.

Une jeune oie blanche entre au service de cette société très Silicone Valley faite pour le bonheur de ses employés robotisés avec leur enthousiaste consentement. Le décors évoque l’Apple Park et la salle de conférence  le Steve Jobs Theater.

S’enchaînent alors des actions de plus en plus privatives des libertés démocratiques et individuelles prétendument défendues par des idéaux infantiles. Tom Hanks est très savoureux, plein d’humanité lui qui prive les autres de la leur. L’utilisation des parents malades est assez révélatrice du cynisme ambiant ; la solitude du kayak est une métaphore un peu plate. Mais le spectateur peut sans être trop dérangé se replonger dans les méditations nourries par 1984, Le meilleurs des mondes et autres récits qui sont recyclés et mis régulièrement au goût des nouvelles technologies.

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Bonne Pomme de Florence Quentin

Gérard Ourykiki. Voilà une histoire gentillette, avec deux ” monstres sacrés ” qui font l’affiche et leur numéro un peu à contre emploi. Depardieu en gentille victime, Deneuve en poivrote à la dérive. Entourés de quelques seconds rôles amusants, ou qui essayent de l’être. La belle-mère de Depardieu vaut son pesant de cacahouètes tant elle fait le singe. Tous d’ailleurs ” surjouent ” de façon un peu laborieuse et irritante. Les répliques ” cultes ” fusent comme des galets qui ricochent fastidieusement sur une eau morne. Alors quand ça rebondit, on s’esclaffe d’un rire gras devant tant de balourdise. Mais soit, le cinéma franchouillard se cherche un second souffle. Ici c’est un peu la respiration artificielle payée avec le bon argent belge du Tax Shelter auquel on rêvait un destin de promoteur de nos talents nationaux, auteurs, scénaristes, réalisateurs, acteurs, chefs opérateur. Il faut se contenter ici des industries techniques qui font de la Belgique un repère de travailleurs détachés.

Francis de Laveleye

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