Jason Bourne est de retour pour la quatrième fois, plus allumé que jamais. Il ne faut pas de lunettes pour avoir l’impression qu’à force de caracoler le film est en relief ! Matt Damon et son réalisateur fétiche Paul Greengrass (« United 93 », « Captain Phillips») se sont donc lancés à nouveau dans cette saga, version contemporaine de la série 007 au siècle dernier. Ce nouveau volet nous propose une aventure palpitante qui se transforme très vite dans une chasse de chat et souris, sous adrénaline.
La traque de Jason Bourne par les services secrets américains se poursuit. Des îles Canaries à Londres en passant par Las Vegas… Manifestement, malgré les problèmes de l’économie américaine, l’Agence a les moyens de se payer des super gadgets et de voyager sur la planète aux frais du contribuable.
Paul Greengrass est connu pour son style réaliste avec caméra nerveuse et intense. Ce style offre au spectateur la sensation d’être au cœur de l’action, ce qui reste la grande force de la série avec des personnages très bien écris et développés. « Jason Bourne » garde cette dynamique intense. On s’ennuie pas une seconde malgré un script un peu décevant. A la différence des autres épisodes, l’histoire est moins intéressante, moins développée que dans les autres films de la série. Le scénario a pourtant été écrit par Greengrass, avec la collaboration du monteur du film, Christopher Rouse, ce qui a dû aider à la post-production et à la tension du film. Mais « Jason Bourne » reste néanmoins une œuvre supérieure à bien d’autres films actions grâce au talent de Greengrass et des acteurs.
Matt Damon et Julia Stiles répondent à nouveau présent. Matt Damon est impressionnant dans ce rôle physique et ingénu. Alica Vikander, Tommy Lee Jones, Vincent Cassel et Riz Ahmed sont les nouveaux venus. C’est surtout les deux premiers qui tirent leur épingle du jeu.