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Des lunettes de vision nocturne pour sauver le cinéma !

La piraterie est de tout temps. Pour beaucoup cela représente une mine d’or. Rappelez-vous lorsque vous étiez enfants et que vous dévoriez leurs histoires. On en rêvait tous et certains le sont devenus. Non, je vous vois déjà penser, ceci n’est pas l’intro du nouveau ‘Pirates of The Caribbean’, mais de la vrai piraterie, celle que tant de monde utilise comme si de rien n’était. Je sais ce n’est pas un sujet sexy mais un sujet néanmoins actuel.

Heureusement tout n’est pas toujours gris. Pirater du contenu sur internet ou dans les salles de cinéma a connu une certaine évolution positive. La musique a trouvé un moyen pour évoluer et le cinéma lui reçoit de plus en plus d’armes pour contrer ce vice informatique.  Une étude faite par le bureau d’étude britannique Incopro a prouvé par exemple que le fait de bloquer des sites Internet entraîne un effet positif. Les chiffres prouvent que les sites de piratage sont moins visités qu’avant aussi grâce aux actions de certaines instances telle que la Motion Picture Association of America. Des sites comme Megaupload ou Pirate Bay sont toujours revenus sous d’autres formes mais les chiffres le prouvent, avec moins de réussite qu’avant.

Il ne faut surtout pas oublier que ce ne sont pas les stars hollywoodiennes qui vont souffrir du piratage, mais ce sont les personnes à qui on ne pense pas forcément : plombiers, électriciens, make-up artists, menuisiers etc. Voilà les personnes concernées. Car elles ne gagnent pas des millions de dollars par film. Et si l’industrie du cinéma disparait c’est leur gagne-pain qui s’envole.

L’Europe n’a pas toujours su réagir de manière adéquate à ce problème, mais même en Europe les choses peuvent changer. Avant de vous inquiéter que l’Union Européenne vous espionne et vous arrête pour télécharger la dernière saison de ‘Dancing with the Stars’, lisez la suite de l’article. Car l’Union Européenne a décidé d’appliquer le principe : Follow the Money. Les sites pirates ne vivent que grâce à l’argent de la pub. Le ‘clic’ par page. Pour vous donner une idée : en janvier 2013, 327 million de personnes dans le monde ont fait des recherches pour du contenu illégal, ce qui a généré plus de 14 milliard de clics, le double de la population mondiale !!

Beaucoup de sites louches profitent de cette manne et payent pour faire apparaitre leur contenu pornographique ou leur traquenard financier sur les sites concernés. Mais ce n’est pas tout. Une étude menée par MediaLink LLC prouve que des grandes compagnies telles que McDonald, Ford ou Toyota payent pour le contenu illégal. Les sites pirates diffusent des annonces qui sont parfois cachées par d’autres contenus. Ils lancent automatiquement des sites Web légitimes via des fenêtres pop-up dont les annonceurs ne se rendent pas compte qu’ils sont associés à la piraterie. Une autre étude réalisée par Incopro prouve qu’un tiers de l’argent utilisé sur des sites de contenu illégal provient de grandes multinationales. Un chiffre énorme. Bien sûr, chaque fois que la multinationale en question apprend qu’elle est associée à un site pirate, elle enlève immédiatement la publicité des sites concernés. Voilà donc ce que l’Union Européenne essaie de réaliser, savoir qui est dernière le financement des sites de piratage et les empêcher de continuer à financer ces sites.

BitTorrent, un site de contenu illégal, déclarait l’année dernière que le show télévisé ‘Game of Thrones’ était le programme le plus téléchargé (8.1 million de fois). Le film ‘Expendables 3’ avait connu de gros problèmes lorsqu’une copie du film de bonne qualité est apparue sur le marché. La plateforme Popcorn Time est aussi un exemple de piratage même si eux défendent leur site en déclarant que ce n’était pas la plateforme qui plaçait le contenu illégal sur la plateforme mais les internautes. Heureusement que des plateformes comme Netflix ou Amazone offrent au monde entier la possibilité de regarder du contenu légal. Chaque pays possède des plateformes où il est possible de voir du contenu légal sur Internet. Il faut parfois faire l’effort d’une recherche.

Tous les moyens sont bons pour arrêter ces pirates comme le prouve un article du Guardian. The Federation Against Copyright Theft (Fact) déclare que des lunettes de vision nocturne vont être utilisées pour repérer les personnes qui essayent de filmer le nouveau James Bond dans les salles. Une pratique adaptée au film. Car le crime ne paye pas… ou pas toujours. Kim Dotcom, le créateur de Megaupload, attend toujours son extradition aux Etats Unies. Plusieurs personnes ont été arrêtées et ont dû payer des sommes considérables de dommage et intérêts pour détention de sites au contenu illégal. Phillip Danks, un homme de 25 ans, a été condamné à une peine de 33 mois de prison ferme pour avoir filmé le film ‘Fast and Furious 6’ et essayé de le vendre sur Facebook.

Que l’on le veuille ou non, un agent secret nous surveille même et surtout sur internet.

 

Stanley Berenboom

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