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Autofiction de Pedro Almodovar

Ce prestigieux réalisateur de 25 films, e.a., Julieta ; Dolor y Gloria, The Human Voice Madres Paralelas ,  Strange Way of Live  est en pleine auto combustion.

Il nous entraîne dans un récit d’une rare confusion, avec une double temporalité entre 2004 et 2026 qu’il est très difficile de situer dans les séquences qui s’entremêlent.

Ce que l’on comprend sans peine, c’est que le réalisateur barbu est en panne d’inspiration et puise dans la vie de quelques autres, de quoi ficeler un scénario dont on ne connaîtra pas grand-chose. Il habite une maison très austère, d’un luxe qui fait comprendre qu’il a eu des heures de gloire.

Une complexe histoire d’amitié entre femmes nous est proposée avec une séquence très amusante inspirée de L’Ange bleu, de Cabaret, une sorte de striptease aguichant fait par un bel homme devant des groupies avinées genre « enterrement de vie de jeune fille ».

L’une de ces femmes est réalisatrice de film de pub, pour gagner sa vie. Elle tente de s’imposer avec un projet qu’elle peine un peu à écrire. Sortez vos miroirs !

L’idée du film est sans doute de s’interroger sur la légitimité de l’anthropophagie à laquelle se livre un auteur pour alimenter une œuvre nouvelle. Mais n’est-ce pas toujours le cas ? Ici, c’est évidemment la réaction véhémente de la personne qui se sent dévorée qui fait l’intérêt de la fin du film. Mais sans d’autres grandes qualités qui dépassent la logorrhée ininterrompue qui nous saoule pendant tout le film. Comme nous abrutit une musique envahissante et omniprésente, un peu comme les tics dans le choix de couleurs qui « signent » les films de cet auteur si singulier. Ici, il nous donne un peu la migraine et vous verrez qu’avec l’angoisse, c’est un des symptômes ce n’est pas de l’autofiction.

Francis de Laveleye

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