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Review Ad Astra

Faire un film d’astronaute introspectif est à la mode. Après « First Man » de Damian Chazelle, James Gray se lance le défi de faire encore mieux avec Brad Pitt (aussi producteur) dans « Ad Astra »

Un ingénieur autiste part à la recherche de son père, perdu dans l’espace vingt ans après son départ pour Neptune.

James Gray (« Two Lovers », « The Lost City of Z”, “The Immigrant”) est un réalisateur indépendant à la mode. Les acteurs de qualité adorent travailler avec lui, mais Gray est surtout connu pour ses petits films introspectifs. Dans « Ad Astra » il tente de faire de même mais avec plus d’ambition et un budget de grande production.

L’atmosphère et l’image sont magnifiques, ce qui n’est pas une surprise sachant que le décorateur n’est d’autre que c’est Hoyte Van Hoytema qui avait fait de même pour « Interstellar » et « Dunkirk ». Mais comme souvent voila où se trouve le problème : bien qu’il soit très beau, le film est un peu prévisible et immobile. Il y a de très beaux moments de cinéma car l’utilisation du silence de l’espace durant les scenes les plus intense apporte une nouveauté agréable. La relation du fils à la recherche du père qu’il idéalise  lui fait repenser à sa propre place dans la société et envers les autres mais ce « pitch » n’est pas nouveau ni original mais ici le thème fonctionne plutôt bien. Mais « Ad Astra » n’arrive pas à sortir du lot, « First Man » était plus fort dans le même genre.

Brad Pitt donne à son personnage une vraie présence et une intensité. Il fait ressentir la dualité du fils qui idéalise son père et l’astronaute avec ses propres problèmes. Les autres acteurs : Liv Tyler, Tommy Lee Jones, Ruth Negga et Donald Sutherland ne font que de brèves apparitions.

Stanley Berenboom

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