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Review The Lion King

Le Roi est de retour ! Disney continue sur sa lancée lucrative de réadapter en « life » (plus ou moins life)  sa librairie de films d’animation. Après notamment « Dumbo » et « Aladdin », c’est au tour du roi de la savane, le Hamlet version Disney, de revenir transformé sur nos grands écrans.

Pour les distraits, petit rappel : au fond de la savane africaine, tous les animaux célèbrent la naissance de Simba, leur futur roi. Les mois passent. Simba idolâtre son père, le roi Mufasa, qui prend à coeur de lui faire comprendre les enjeux de sa royale destinée. Mais tout le monde ne semble pas de cet avis. Scar, le frère de Mufasa, l’ancien héritier du trône, a ses propres ambitions. La bataille pour la prise de contrôle de la Terre des Lions est ravagée par la trahison, la tragédie et le drame, ce qui finit par entraîner l’exil de Simba. Avec l’aide de deux nouveaux amis, Timon et Pumbaa, le jeune lion va devoir grandir et reprendre ce qui lui revient de droit (on ne se pose guère la question de savoir comment on devient chef, par élection ou par le sang, ça cela sort du format Disney !)

Jon Favreau (« Iron Man », « The Jungle Book”) continue de travailler pour Disney après sa version hyper réaliste de « The Jungle Book (2016) » à ne pas confondre avec « Mowgli » de Netflix, le voila au manette d’un des plus grands classiques de la librairie de  Disney. Ce qu’on admire surtout dans ce « produit », c’est l’habileté technique et la beauté des images. On se croit dans un documentaire de « National Geographic » tellement c’est réaliste. Le paysage jusqu’au moindre détail est refait à la perfection. Mais cette « perfection » technique marque aussi la limite de l’exercice. Difficile de ressentir l’émotion sur des visages d’animaux « réels ». L’émotion humaine est autrement  plus facile à reproduire sur des personnages en animation où les sentiments, l’expression du rire , du sarcasme ou de la tristesse sont plus facile à reproduire.

Les voix des acteurs (en anglais) sont excellentes, ce qui apporte beaucoup au film. Avec Donald Glover (aka l’artiste Childish Gambino) Beyonce, Seth Rogen, John Oliver, Billy Eichner, Chiwetel Ejiofor et James Earl Jones (Mufasa comme dans l’original) Favreau a réuni un cast impressionnant qui fait beaucoup pour la réussite du film. Reste à se demander à quoi sert ce type de production sinon à remplir le tiroir-caisse ?

Stanley Berenboom

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